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21 juil. 2014

Plein Gaz ♦ Stephen King & Joe Hill

    Aïle Lecteur/Lectrice,

voilà un sacré bail qu'on ne s'était pas retrouvé pour un rendez-vous lecture... Je ne te dis même pas combien d'articles j'ai de retard c'est trop honteux... Pour ce retour, je te parle nouvelle et je fais court ^^


    Une bande de bikers pourchassée par un camion fou...


    Soyons clair(e)s, si j'ai été attirée par ce bouquin c'est parce qu'il y avait le nom de Stephen King sur la couverture et ce qui a fini de convaincre ma curiosité (non ça ne se dit pas et alors ? Je fais ce qu'j'veux d'abord !) c'est d'apprendre sur la quatrième de couverture que Joe Hill n'était autre que le fils dudit Stephen King ! Avouons-le, un bouquin écrit par le maître King et sa progéniture ça donne envie...
    Résultat ce bouquin ce n'est pas du grand art soit, mais il n'y a pas de quoi le jeter au cabinet non plus !! Plein Gaz est une nouvelle qui a du punch, du suspense, un scénario et une fin peu originaux mais efficaces. Bref (j'ai rarement fait si court hein ^^), une histoire divertissante et une nouvelle plutôt bien construite !
     Je ne connais pas l'histoire de Richard Matheson de laquelle est inspirée cette nouvelle, je n'ai donc pas d'avis là-dessus. Je serais d'ailleurs curieuse d'avoir le tien si tu as lu les deux ?!


     Pas de réels mauvais points mais pas de réellement bons non plus...


     Pas de réels mauvais points mais pas de réellement bons non plus...


"Depuis combien de temps n'avait-il pas vécu pareille épreuve, à rouler plein gaz, la poignée en coin ? Combien de temps depuis la dernière fois où le monde s'était réduit à deux choix : vouloir vivre ou savoir mourir ? Et depuis quand son fils, tellement classe dans son cuir neuf et ses lunettes à verres teintés, avait-il oublié cette équation fondamentale ?
Vouloir vivre ou savoir mourir, mais ne jamais fuir. Ne surtout jamais fuir, putain." p 65






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16 nov. 2013

Le Passage Justin Cronin

          Me voici (enfin) de retour pour un avis livre et pour le challenge Halloween organisé par Lou et Hilde !!


Mais d'ailleurs, je ne t'ai pas annoncé la bonne nouvelle !!! Lou et Hilde ont décidé qu'ils seraient plus prudent pour nous tous (toutes ?) de prolonger un peu notre séjour dans la maison hantée qu'elles ont louée pour nous. En effet, celle-ci rechigne à nous laisser sortir... Le challenge, qui devait prendre fin le 05 novembre, continue donc jusqu'au 30 novembre ^^


      Et attention, c'est un roman de plus de mille pages que je te présente aujourd'hui ! Tu vas me dire : "Qu'est-ce que ça peut bien faire qu'il fasse plus de 1000 pages ?". Je crois bien que c'est mon tout premier !! Bien sûr j'ai déjà lu des sagas qui une fois tous les tomes additionnés sont beaucoup plus longues mais ce n'est pas exactement la même chose. J'ai l'habitude des gros bouquins mais mon maximum devait tourner autour de de 900 pages... Et j'adore les livres longs... D'abord parce que c'est une prise de risque d'en lire un, si tu ne l'aimes pas, ta lecture risque d'être sacrément looooongue (et comme je n'aime pas abandonner une lecture... je reste parfois coincée un bon bout de temps !). Mais surtout parce que si tu te trouves bien dans ce bouquin, au milieu de ses personnages, immergée dans l'histoire, tu vas pouvoir en profiter vraiment...Et c'est justement ce qui s'est passé avec ce roman !






   D'habitude, j'aime bien te faire mon propre résumé. Mais là j'ai un peu peur de trop t'en dire...du coup je me contente de te donner celui de la quatrième de couverture (qui en dit déjà beaucoup trop à mon goût !).

"Il y a un siècle, le monde a sombré dans le chaos. Une épidémie, dont l'origine ne fut jamais identifiée, a transformé l'homme en mutant et réduit la civilisation à néant. Les derniers représentants de l'humanité vivent en colonie, luttant jour après jour pour survivre. Surgie de nulle part, une jeune fille vient à leur rencontre. Elle semble avoir 14 ans.
Elle en a cent de plus.
Elle est venue sauver le monde."







     Ce roman est brillamment construit. Justin Cronin parvient à captiver son lecteur durant pas moins de 1256 pages, sur une histoire qui s'étale sur 97 ans, avec des personnages qui changent au fur et à mesure et avec pour unique fil conducteur une fillette et 13 créatures sanguinaires...ce n'est quand même pas rien ! L'auteur, qui plus est, est parvenu à faire sien le mythe du vampire, le modifiant sans le dénaturer et lui donnant une touche de modernité. Il reprend les composants du mythe originel, les détourne parfois et les sème au gré des pages : le soleil, l'ail, le pieu dans le coeur, le retour sur sa terre et près des siens... tout est là, d'une façon ou d'une autre ! Il va même jusqu'à faire référence au Dracula de Tod Browning ^^ Mais il crée aussi son propre vampire. Un vampire nouveau, tenant de la science fiction, portant un nouveau nom... Je ne te donne pas plus de détails...volontairement ! Ce vampire, il faut le découvrir par toi-même !
De plus, le style de Justin Cronin est plus qu'appréciable... pour tout te dire, il a une saveur qui ressemble beaucoup à celui de Stephen King... ^^
 Tu l'auras compris je pense, ce roman je le conseille de toutes mes forces !! 







    Je suis un peu déçue qu'on ne nous parle pas plus du vampire n°0 dans la seconde moitié du bouquin...







    La relation entre Amy et Wolgast...






"Il était entré dans l'antichambre du sommeil, cet endroit où les rêves  et les souvenirs se mélangent, racontent leurs étranges histoires." p.215

"Le soleil se couchait, et on sentait la peur nous tomber dessus comme un couvercle. On ne savait jamais si ce ne serait pas cette nuit-là que les jets réussiraient à entrer." p.430

[Alors que Peter regarde le Dracula de Tod Browning :] "Par moments, on aurait presque dit une espèce de manuel d'instruction. Peter en vint à se demander si le film était non pas une histoire inventée, mais plutôt la relation d'événements qui avaient bel et bien eu lieu." p.1093



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25 oct. 2013

Sleepy Hollow de Tim Burton

      Je viens te retrouver aujourd'hui pour un article plutôt rare sur le blog : un avis ciné ! Mais pas n'importe lequel, attention ! Lou et Hilde ont organisé dans notre maison hantée  une séance cinéma avec

Source










    Te ferai-je l'affront de te raconter l'histoire du Cavalier sans tête ? Allez, un tout mini résumé pour te remettre dans le bain (de sang) !
A l'aube du XIX ème siècle, dans une petite ville américaine, plusieurs cadavres sont retrouvés, têtes manquantes. Les habitants de Sleepy Hollow sont tous persuadés que les crimes sont commis par un étrange Cavalier.  Un inspecteur est envoyé pour résoudre l'enquête : Ichabod Crane (Johnny Depp). Celui-ci, scientifique pur et dur ne jurant que par la logique (c'est un peu un expert avant l'heure tu vois), sera rapidement confronter à la sorcellerie et surtout au Cavalier sans tête...







     Eh bien tout d'abord, une chose est sûre, Sleepy Hollow, ça ne nous rajeunit pas ! Il a quand même 13 ans ce petit film (tiens c'est l'âge que j'avais à l'époque dis donc !)... Heureusement, il a plutôt bien vieilli ! Bon de toutes façons, soyons clair(e)s, un film de Tim Burton ET avec Johnny Depp ça ne peut qu'être bien, non ?
Pour tout te dire, ce film a longtemps été mon préféré et le revoir m'a ravie ! Et puis quelle meilleur occasion qu'Halloween pour le visionner ^^ (D'ailleurs je ne me souvenais pas qu'à l'arrivée d'Ichabod chez les Van Tassel toute la maison est décorée de citrouilles ^^)
Mon avis donc ? Sleepy Hollow est un bijou.  
Tout d'abord les acteurs : Johnny Depp donc, Christopher Walken, Christopher Lee, Christina Ricci, Miranda Richardson... que des acteurs que j'affectionne particulièrement ! 
Les personnages sont très intéressants, Lady Van Tassel,  le Cavalier sans tête lui même mais surtout et bien sûr Ichabod Crane : inspecteur et scientifique chevronné qui tombe  un peu dans les pommes à la moindre occasion (^^), qui regorge à la fois de forces et de faiblesses et avec une histoire personnelle difficile qu'on ne fera que frôler dans ses souvenirs... 
Visuellement (tu vas me dire, c'est un peu bête de dire "visuellement" en parlant d'un film hein), Sleepy Hollow est (à mon goût du moins) absolument magnifique... Le travail sur les couleurs, comme souvent (toujours ?) chez Burton est génial. On commence le film quasiment en noir et blanc, on passe ensuite aux nuances de gris (oui bon y'a du marron et des couleurs foncés mais tu vois ce que je veux dire ?) et puis les couleurs arrivent par petites touches ( les premières apparaissent quand Ichabod est près de Katrina ou près de sa mère dans ses rêves-souvenirs )... On peut aussi noter la luminosité qui émane du blanc dans la dernière image, nous prouvant que nous sommes bien loin de Sleepy Hollow comme si l'horreur dans la vie de nos trois héros était définitivement dissolue... Les images sont également magnifiquement choisies, je pense par exemple à celle où l'on voit l'épouvantail avec en arrière plan l'entrée des bois, les branches bougeant devant l'arrivée du Cavalier...
Le scénario est carrément bien ficelé, l'ambiance particulièrement bien réussie. Les décors sont parfaits (avouons-le, les bois du Ponant sont quand même flippants !) Sleepy Hollow parvient à être tout à la fois beau et angoissant... Comme dans la plupart des Tim Burton, il nous semble nous trouver dans une sorte de conte de fée sanglant (pour le coup c'est un  joli pléonasme , les contes de fée sont toujours sanglants...) et jubilatoire !

Bref, un Tim Burton comme on les aime...et qui reste, pour moi, le meilleur...




Tu l'auras compris, ce billet fait partie du challenge Halloween !


Et toi, aimes-tu Sleepy Hollow ?

   


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21 août 2013

L'Encre et le Sang Franck Thilliez et Laurent Scalese

     Me voici enfin de retour pour un avis littéraire ! Je viens te présenter une nouvelle plutôt sympathique (je ne suis pas sûre que « sympathique » soit le bon mot pour le coup...), classée chez Pocket dans la collection thriller mais que je qualifierais plutôt de « nouvelle d'horreur », et qui est , en plus, française.
Avant d'aborder l'histoire de ce livre, il faut que je te parle du contexte dans lequel je l'ai lu. Je sortais de chez le dentiste (alors là déjà, dans mon monde, on est pas loin du summum de l'horreur et pourtant ma dentiste est plutôt sympa...) qui m'avait donné de mauvaises nouvelles ; j'avais une heure et quart d'attente et  ¾ d'heure de transport à perdre et j'avais surtout bien besoin de me remonter le moral. Je suis donc partie à l'assaut de la librairie la plus proche pour dégoter un bouquin intéressant. Après avoir fait toute la librairie en long, en large et en travers (elle est petite, hein, je te rassure) et commençant à désespérer car tous les livres qui m'interpellaient étaient trop chers pour mon budget du moment ;  je tombe sur cette couverture rouge sang arborant une chouette machine à écrire, un titre à la fois intriguant et un peu simpliste et un prix qui faisait du gringue à mon portefeuille. Bref. Voilà, comment j'ai craqué sur ce bouquin de Franck Thilliez et Laurent Scalese !










    William Sagnier est écrivain. Il devrait être riche et célèbre. Mais voilà : son ex compagne Cassandra, une éditrice de renom, l'a trompé et trahi en donnant le livre qu'il écrivait à son amant, Jack Malcombe. Au bout du rouleau, William découvre une machine à écrire très spéciale qui pourrait bien remettre sa vengeance, et sa vie, sur les rails : tout ce qui y est tapé, arrivera dans la réalité....







     Je me suis demandée pendant un long moment si j'allais écrire la dernière phrase dans mes quelques lignes sur l'histoire ci-dessus. Révéler que ce qui est écrit sur la machine prend effet dans la réalité, cela s'apparente à un gros spoiler. Oui, c'est vrai, et j'en suis bien désolée. La problème c'est que cet élément est révélé par la quatrième de couverture elle-même (cela arrive-t-il à quelqu'un de lire un livre sans avoir jeté un œil à la quatrième ?) et que, soyons honnêtes, c'est quand même une des raisons qui poussent à acheter le livre... Heureusement, l'intérêt de l'histoire ne réside pas seulement là-dedans (mais cette fois-ci, je ne te dirai rien haha !) !
Donc, cette histoire de machine à écrire magique, avouons-le, ce n'est pas super original surtout si on apprécie Stephen King (Vas vite lire Word Processor of the Gods si tu ne connais pas !) mais ça reste un sujet intéressant ! Le suspense parvient à nous tenir en haleine jusqu'au bout (parce que, comme tu t'en doutes certainement, ça ne va pas se passer aussi bien que William l'espérait...), le rythme est rapide, on ne s'ennuie pas. Le défaut du genre littéraire qu'est la nouvelle est, parfois, de nous laisser peu de temps pour apprivoiser les personnages. Ici, on a largement le temps de les cerner (et de les détester...) ! Le personnage principal est un anti-héros, ce qui fait du bien de temps en temps (même si du coup, il n'y a aucun personnage attachant et que si on avait la fameuse machine à écrire sous le coude [ou plutôt sous les doigts] on les buterait sûrement tous vite fait, bien fait!!!) L'écriture en elle-même et la construction de l'histoire (le dernier chapitre notamment) ont un petit goût de Stephen King mais sans la saveur de l'original...






     Je ne saurais vraiment dire pourquoi mais j'ai eu parfois l'impression que l'écriture n'était pas finie... Qu'il manquait quelque chose ou qu'au contraire des éléments étaient en trop.






    La fin ! Même si plusieurs indices semés tout au long de l'histoire nous la laisse un peu trop facilement apercevoir...

     Le tout dernier chapitre qui s'apparente à une « fin après la fin » et qui rend bien ^^






« Cela faisait vingt-huit ans qu'il tournait en rond dans le tunnel de ses angoisses. » p. 30

« Croire qu'on est un écrivain ne signifie pas qu'on en est un. » p. 33

« Pour s'amuser, il avait mis Bruce Willis à la présidence des Etats-Unis et Alain Delon à celle de la France. » p.88

« S'il suffisait d'une phrase pour changer votre vie, laquelle écririez-vous ? »




Et toi, que taperais-tu sur cette machine à écrire ?


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